insolent

insolent

insolent, ente [ ɛ̃sɔlɑ̃, ɑ̃t ] adj. et n.
• 1495; lat. insolens « qui n'a pas l'habitude de »
1Cour. Dont le manque de respect est offensant. effronté , grossier, impertinent, impoli, impudent. Un enfant insolent avec ses parents. L'argent « fait du plus humble un laquais insolent » (Huysmans). N. « Peut-être vaudrait-il mieux être un insolent que d'en avoir la physionomie » (Diderot).
Qui dénote l'insolence. Air, style insolent. cynique. Réponse insolente. Ton insolent. déplacé.
2(XVIIe) Vx Qui blesse, insulte par son audace. audacieux. « On dit même qu'au trône une brigue insolente Veut placer Aricie » (Racine).
Qui blesse par son orgueil outrageant, son assurance hautaine. arrogant, orgueilleux. « Vainqueur insolent » (P. Corneille).
3Qui, par son caractère extraordinaire, apparaît comme un défi, une provocation envers la condition commune. extraordinaire, indécent, inouï. Bonheur, succès insolent. Chance insolente. « Rien ne paraissait devoir atteindre cette santé vraiment insolente » (Balzac). Joie insolente. Un luxe insolent.
⊗ CONTR. Respectueux; modeste, ordinaire.

insolent, insolente adjectif et nom (latin insolens, -entis, excessif) Qui manifeste un manque de respect injurieux : Un élève insolent. Littéraire. Qui est d'un orgueil offensant : Un adversaire heureux et insolent.insolent, insolente (citations) adjectif et nom (latin insolens, -entis, excessif) Guillaume III, dit Guillaume d'Orange, stathouder des Provinces-Unies, roi d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande La Haye 1650-Kensington 1702 L'insolente nation ! Commentaire C'est Saint-Simon, dans ses Mémoires, qui rapporte ce cri de colère et d'admiration de Guillaume III devant la fougue de la cavalerie française à la bataille de Neerwinden, le 29 juillet 1693. ● insolent, insolente (synonymes) adjectif et nom (latin insolens, -entis, excessif) Qui manifeste un manque de respect injurieux
Synonymes :
- effronté
- irrévérencieux
Contraires :
Littéraire. Qui est d'un orgueil offensant
Synonymes :
- fat
- prétentieux
insolent, insolente adjectif Qui marque l'insolence : Réponse insolente. Qui atteint un tel degré qu'il prend un caractère de défi, qu'il est ressenti comme vexant par les autres : Une chance insolente.insolent, insolente (homonymes) adjectif insolent forme conjuguée du verbe insolerinsolent, insolente (synonymes) adjectif Qui marque l' insolence
Synonymes :
- culotté (familier)
- déplacé
Contraires :
- déférent
Qui atteint un tel degré qu'il prend un caractère de...
Synonymes :
- époustouflant (familier)
- indécent
- inouï

insolent, ente
adj. et n.
d1./d Qui manque de respect, effronté. Enfant insolent. Remarque insolente.
|| Subst. Un(e) insolent(e). Petit insolent!
d2./d Qui choque par un excès insolite, provocant. Chance insolente.

⇒INSOLENT, -ENTE, adj.
A. — Vx, littér. Qui insulte ou blesse par une audace excessive. Comment peut-on être assez insolent pour se sauver d'une prison, surtout quand on a l'honneur d'être gardé par un héros tel que le général Fabio Conti! (STENDHAL, Chartreuse, 1839, p. 472).
B. — 1. [En parlant d'une pers.] Dont le manque de respect, l'oubli ou le mépris des égards est ressenti comme une impertinence, une insulte ou une injure. Domestique, enfant insolent; grossier et insolent. L'insolent voyou qui vient d'imiter le croassement du corbeau en passant à côté d'un ecclésiastique (COPPÉE, Bonne souffr., 1898, p. 134). Qui est ce poète d'Elsa? Que nous dit-il? Rien qui rappelle le petit surréaliste insolent de l'autre après-guerre (MAURIAC Nouv. Bloc-notes, 1961, p. 175).
Emploi subst. Un jeune insolent. Quand un insolent nous insulte, nous aurions mieux aimé qu'il nous louât (PROUST, Temps retr., 1922, p. 901).
En partic. Homme qui manque de respect à une femme. Un insolent a outragé la comtesse de Candale et (...) il s'agit de se battre pour elle (DUMAS père, Mariage sous Louis XV, 1841, IV, 2, p. 183).
P. métaph. L'herbe et la ronce, et le lierre et toutes les insolentes plantes des ruines s'emparaient déjà des pierres neuves de l'édifice abandonné (HUGO, Rhin, 1842, p. 67).
2. [En parlant d'une manière d'être ou de faire] Qui témoigne ou manifeste de l'insolence (v. ce mot B 1). Allure, attitude, mine insolente; ton insolent; discours, propos insolents; paroles insolentes. J'ai reçu hier une lettre de Baudelaire m'invitant à solliciter votre voix pour sa candidature à l'Académie. Or, comme je trouve insolent de vous donner, en cette matière, un conseil, je vous prie de lui donner votre voix, si vous ne l'avez déjà promise à quelqu'un (FLAUB., Corresp., 1862, p. 10). Loulou, avec son petit nez insolent et sa bouche de gamin de Paris (FRANCE, Vie littér., 1890, p. 246). Des gentilshommes bretons envoyés à Paris pour protester auprès du roi tinrent un langage si insolent qu'ils furent mis à la Bastille (BAINVILLE, Hist. Fr., t. 2, 1924, p. 25) :
1. Une voix lui dit : — Monsieur, ne dors pas. Je veux te demander quelque chose. Alors, ouvrant les yeux, il vit une petite fille blonde qui portait un sarrau vert liberty. Le sarrau était élégant, la petite fille était jolie, mais elle avait des bottines jaunes très fatiguées, et son air n'était pas celui d'une petite fille riche, car il était insolent...
MILLE, Barnavaux, 1908, p. 253.
En partic. [En parlant d'une manière d'être ou de faire vis-à-vis des femmes] Irrespectueux. Geste insolent. J'ai pensé (...) que ce n'était pas moins mon devoir de te protéger contre un regard insolent que contre toute autre insulte (HUGO, Lettres fiancée, 1822, p. 155).
C. — 1. [En parlant d'une pers.] Qui offense par son orgueil, son attitude hautaine et arrogante. Une de ces grosses fortunes qui tuent un homme, qui le rendent lourd, fier et insolent (CHAMPFL., Avent. Mlle Mariette, 1853, p. 232). Une petite femme, les cheveux outrageusement teints, les lèvres passées au minium, les joues émaillées, insolente comme une pintade (MIRBEAU, Journal femme ch., 1900, p. 290) :
2. Un homme admirable, c'est Ternande, ce jeune artiste qui (...) a remporté le grand prix de Rome, y est resté les trois ans obligés, et en est revenu plus insolent, plus tranchant et plus impertinent encore qu'autrefois. (...) il avoue naïvement qu'il est le premier peintre de l'époque, et l'on est presque tenté de le croire tant il le dit avec assurance.
FLAUB., 1re Éduc. sent., 1845, p. 285.
Emploi subst. :
3. Ma grand'mère (...) s'était toujours fait une sorte de violence pour accepter (...) l'insolence des parvenus qui avaient partagé sa fortune sans l'avoir conquise aux mêmes titres. De nouveaux insolents arrivaient; mais elle n'était pas aussi choquée de leur arrogance, parce qu'elle l'avait déjà connue...
SAND, Hist. vie, t. 2, 1855, p. 453.
2. [En parlant d'une manière d'être ou de faire] Qui témoigne d'un orgueil offensant, de l'arrogance. Démarche insolente; maintien insolent; arrogance insolente; orgueil insolent; prétention insolente. Tant de bourgeois égoïstes conservent encore pour les artisans ce dédain insolent que les nobles prodiguaient aux bourgeois et aux marchands eux-mêmes (ROBESP., Discours, Constit., t. 9, 1793, p. 498). Peut-être n'avait-il pas l'élégance insolente, la pose délibérée, la forfanterie provocatrice de tel ou tel gentilhomme renommé pour ses prouesses sur le pré (GAUTIER, Fracasse, 1863, p. 225). Des parvenus dont le triomphe est insolent (ZOLA, E. Rougon, 1876, p. 244) :
4. ... modèles, demi-mondaines, petites bourgeoises en rupture de classe, vêtues pour la plupart selon l'esthétique baroque du milieu, riant très haut, se penchant sur leurs voisins, s'interpellant d'une table à l'autre, ou gardant au contraire une réserve hostile; elles affichaient toutes un aplomb insolent, dévisageaient le public, se maquillaient avec nonchalance, se dirigeaient, la tête haute, entre les tables, vers la rue ou les lavabos.
ARLAND, Ordre, 1929, p. 155.
3. En partic. Provocant. Ceux qu'éblouissait et exaspérait l'insolent éclat des costumes de plage des gens qu'ils ne connaissaient pas (PROUST, Sodome, 1922, p. 913). Elle n'avait presque pas de hanches, et pour ses dix-sept ans une poitrine insolente, comme ces fruits qui vont faire éclater leur enveloppe (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 408). Le parfum insolent des filles avec lesquelles il se liait facilement sur le boulevard Montparnasse ou sur le boulevard Saint-Michel (NIZAN, Conspiration, 1938, p. 32).
Insolent de + subst. Cet hôtel des Champs-Élysées, insolent de lumières, fulgurant de lustres et de tentures rouges par ses volets ouverts (GONCOURT, Journal, 1868, p. 397).
D. — Qui surprend ou provoque par son caractère extraordinaire, insolite ou supérieur. Bonheur, succès insolent; chance, fortune, joie, richesse insolente. Il faisait un temps d'une beauté et d'une tranquillité insolentes (SAND, Hist. vie, t. 3, 1855, p. 276). Je perdrai ce teint vif qui témoigne, comme vous dites, mademoiselle, d'une santé insolente (FRANCE, Jocaste, 1879, p. 7). Ortègue (...), mordu d'envie plus que de jalousie à la place saignante de son cœur, par la comparaison de sa déchéance avec l'insolente jeunesse de l'officier (BOURGET, Sens mort, 1915, p. 60).
[Dans un texte publicitaire, pour qualifier une caractéristique du produit] Une insolente tenue de route, c'est ainsi qu'une firme de pneumatiques vante à la radio les qualités de son produit (P. DANINOS, Dans le vent ds Le Figaro, 25 mars 1965 ds DUPRÉ 1972).
REM. Insolenter, verbe trans., rare. Faire ou dire des insolences à quelqu'un. Il ne faut pas insolenter les gens dont on a besoin (MÉRIMÉE, Lettres Mme de Beaulaincourt, 1870, p. 19).
Prononc. et Orth. : [], fém. [-]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. [Cf. le dér. insolemment XIVe s.] 1495 (J. DE VIGNAY, Miroir hist. ds DAUZAT 1968); 1542 « insolite, extraordinaire » (M. DE LA PORTE, Epithètes, 283, r° ds HUG. : nouveauté insolente); 2. 1545 « orgueilleux, arrogant » (J. BOUCHET, Ep. mor., I, 14, fol. 35 r° ds GDF. Compl.). Empr. au lat. insolens « inaccoutumé, insolite; sans mesure, excessif; effronté, orgueilleux ». Fréq. abs. littér. : 1 011. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 1 719, b) 1 603; XXe s. : a) 1 307, b) 1 186.

insolent, ente [ɛ̃sɔlɑ̃, ɑ̃t] adj. et n.
ÉTYM. 1495; « insolite », 1542; lat. insolens « qui n'a pas l'habitude de… »; de in- (→ 1. In-), et solens p. prés. de solere, d'où le sens « insolite, extraordinaire », au XVIe (nouveauté insolente, M. de la Porte).
1 Cour. Personnes. Dont le manque de respect est injurieux, insultant. Effronté, grossier, impertinent, impoli, impudent; désagréable (→ Coquin, cit. 6; délibérer, cit. 14; hystérique, cit. 4). || Des gens grossiers et insolents. 1. Fort (fort en gueule). || Hargneux (cit. 7) et insolent. || Domestique, fils insolent.Spécialt. || Insolent avec les femmes.Vx. Libertin. Irrespectueux.
1 Insolent ! est-ce enfin le respect qui m'est dû ?
Corneille, Nicomède, I, 2.
2 (…) Fabrice insulta de nouveau la fatuité du comte. — Monsieur le comte, lui criait-il, quand on est insolent, il faut être brave (…) le comte, de nouveau piqué, se mit à lui crier (…) qu'il allait châtier son insolence (…)
Stendhal, la Chartreuse de Parme, I, XIII.
3 (…) il (l'argent) fait du plus humble un laquais insolent (…)
Huysmans, Là-bas, I.
N. || Un insolent, une petite insolente (→ Écorcher, cit. 1).
4 Peut-être vaudrait-il mieux être un insolent que d'en avoir la physionomie; l'insolent de caractère n'insulte que de temps en temps; l'insolent de physionomie insulte toujours.
Diderot, le Neveu de Rameau, Pl., p. 468.
(1660). Choses. Qui dénote l'insolence. || Mine insolente (→ Ébouriffure, cit.). || Air, style insolent. Cynique (cit. 3). || Lèvre insolente (→ Pommader, cit. 1).Discours, cris insolents; menaces insolentes. || Ton insolent. Déplacé, inconvenant, indécent, injurieux, insultant.
2 Vx (langue class.). Qui blesse, insulte par son audace. Audacieux (I., 2.). || Ministre insolent qui résiste à son souverain (→ Ignorer, cit. 15, Racine).N. || Un insolent.Intrigue, brigue (cit. 5, Racine) insolente. || La main insolente des destins (→ Arme, cit. 37, Malherbe).
5 Le prince d'Orange, étonné que le feu continuel (…) de son canon n'ébranlât point notre cavalerie (…) vint aux batteries en colère (…) Quand il eut vu l'effet, il tourna bride, et s'écria : « Oh ! l'insolente nation ! »
Saint-Simon, Mémoires, I, VI.
3 (1660). Qui blesse par son orgueil outrageux, sa morgue, son assurance hautaine. Arrogant, hardi, orgueilleux. || Un rival heureux et insolent; vainqueur insolent (→ Exiler, cit. 7, Corneille).(1651). Vx. || Insolent de… (→ Chaîne, cit. 1, Corneille; gouverner, cit. 8, Beaumarchais).N. || Un insolent (→ Courber, cit. 21; hautain, cit. 8).
6 Tout homme insolent est en abomination au Seigneur.
Bible (Sacy), XVI, 5.
REM. Il s'agit ici d'orgueil outrageux et non, comme l'interprète Littré, de « perte de respect ». Les traductions modernes portent : « Tout cœur hautain » (Segond); « Quiconque a le cœur hautain » (Crampon).
7 Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
La Fontaine, Fables, VII, 13.
8 Ceux mêmes qui n'étaient pas ambitieux dans une condition médiocre, deviennent quelquefois insolents lorsqu'ils se trouvent dans une plus grande élévation.
Fléchier, Oraison funèbre de la duchesse de Montausier.
Insolent orgueil; arrogance, prétention insolente.
9 Les manières hautaines des officiers, qu'il croisait dans la rue, leur raideur insolente, lui causaient une sourde colère : il affectait de ne point se déranger pour leur faire place : il leur rendait, en passant, l'arrogance de leurs regards.
R. Rolland, Jean-Christophe, La révolte, III, p. 597.
4 (1840). Choses. Qui, par son caractère supérieur, extraordinaire, insolite, rare, apparaît comme un défi, une provocation envers la commune condition. Extraordinaire, indécent, inouï. || Bonheur, succès insolent. || Joie insolente; plaisirs insolents (→ 1. Éperdument, cit., Flaubert; fléau, cit. 9, Balzac). || Calme insolent (→ Galérien, cit. 3). || Fortune, richesse insolente (→ Gaieté, cit. 11). || Étaler (cit. 31, Balzac) un luxe insolent.Beauté, jeunesse, santé insolente.
10 Alors âgé de soixante-sept ans, Rigou n'avait pas fait une seule maladie en trente ans, et rien ne paraissait devoir atteindre cette santé vraiment insolente.
Balzac, les Paysans, Pl., t. VIII, p. 207.
11 Elle n'avait presque pas de hanches, et pour ses dix-sept ans une poitrine insolente, comme ces fruits qui vont faire éclater leur enveloppe.
Aragon, les Beaux Quartiers, III, III.
REM. Dans tous les emplois, l'antéposition de l'épithète est stylistique.
CONTR. Courtois, poli, respectueux. — Modeste, ordinaire.
DÉR. Insolemment.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • insolent — insolent, ente (in so lan, lan t ) adj. 1°   Qui perd le respect, en parlant des personnes. •   Tout homme insolent est en abomination au Seigneur, SACI Bible, Prov. de Salomon, XVI, 5. •   Voilà les petites peccadilles dont il [un mari] l accuse …   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile Littré

  • Insolent — In so*lent, a. [F. insolent, L. insolens, entis, pref. in not + solens accustomed, p. pr. of solere to be accustomed.] [1913 Webster] 1. Deviating from that which is customary; novel; strange; unusual. [Obs.] [1913 Webster] If one chance to… …   The Collaborative International Dictionary of English

  • insolent — INSOLÉNT, Ă, insolenţi, te, adj. (Adesea adverbial) Obraznic, impertinent; neruşinat; necuviincios. – Din fr. insolent, lat. insolens, ntis. Trimis de valeriu, 20.11.2008. Sursa: DEX 98  Insolent ≠ politicos Trimis de siveco, 03.08.2004. Sursa:… …   Dicționar Român

  • insolent — INSOLENT, [insol]ente. adj. Trop hardy, effronté, qui perd le respect, qui blesse la modestie. Extremement insolent. insolent au dernier point. il est si insolent que de s asseoir, de se couvrir devant son maistre. voyez comment il respond à ses… …   Dictionnaire de l'Académie française

  • insolent — Adj unverschämt per. Wortschatz fremd. Erkennbar fremd (17. Jh.) Entlehnung. Entlehnt aus l. īnsolēns ( entis), eigentlich: ungewöhnlich , zu l. solēre pflegen, gewohnt sein und l. in . Abstraktum: Insolenz.    Ebenso nndl. insolent, ne. insolent …   Etymologisches Wörterbuch der deutschen sprache

  • Insolent — (v. lat.), 1) ungewöhnlich; 2) ungebührlich, übermüthig; daher Insolenz, Ungebührlichkeit …   Pierer's Universal-Lexikon

  • Insolént — (lat., franz.), ungebührlich, unverschämt, frech; Insolénz, Frechheit, Unverschämtheit …   Meyers Großes Konversations-Lexikon

  • Insolént — (lat.), ungebührlich, anmaßend, frech; Insolénz, Unverschämtheit, Frechheit …   Kleines Konversations-Lexikon

  • Insolent — Insolent, lat. deutsch, ungebührlich, übermüthig; Insolenz, ungebührliches, übermüthiges Benehmen …   Herders Conversations-Lexikon

  • insolent — I adjective abusive, arrogant, assuming, audacious, bellicose, bold, brazen, bumptious, contemptuous, contumacious, contumax, contumelious, defiant, derisive, discourteous, disdainful, disobedient, disobliging, disregardful, disrespectful,… …   Law dictionary

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